FÊTE MEDIEVALE DE NOZEROY...
Fondée au XIIIe siècle par le seigneur Jean Ier de Chalon, situé en hauteur, Nozeroy accueillit un château fort, aujourd'hui en ruines.
Nozeroy eut son heure de gloire au Moyen Âge, durant 300 ans, sous la dynastie de la Maison de Chalon-Arlay, princes d'Orange.
Elle contrôlait les routes d'accès vers la Suisse et l'exploitation du sel (histoire du sel du Jura).
La tour de l'horloge était l'entrée principale de la ville forte, qui comptait trois portes fortifiées dont une a disparu.
Elle se situe au nord de la ville, du côté où l'accès à la ville est le plus aisé. Son porche débouche sur la Grande Rue. Construite en remplacement d'une tour en bois située au même endroit, elle faisait partie de l'enceinte de la ville au Nord.
Le pont-levis situé à l'avant de la tour a disparu. Elle était surmontée d'un clocher flèche qui fut détruit lors de l'incendie de la ville en 1815, et fut remplacé par une bulbe comtois et par un mâchicoulis de pierre.
Elle est classé aux Monuments historiques.
(sources racines comtoises.com)
Le mausolée du Claude-Pierre Pajol (1772-1844) est peut-être le plus beau monument funéraire du département. Autant par la statue représentant le général napoléonien en uniforme que par le paysage qui l’entoure. Au chevet de l’église de Nozeroy, ce monument impressionne.
Cette tombe est celle d’un soldat héroïque. Claude-Pierre Pajol est en effet une grande figure de la cavalerie légère de Napoléon 1er et un général d’empire dont le nom figure sur l’Arc de Triomphe. C’est un des généraux modernes parmi ceux qui ont reçu le plus grand nombre de blessures graves. Pour l’anecdote, seize des chevaux qu’il montait sont morts en campagne. Le général Pajol fut également un homme politique qui joua un rôle dans la Révolution de 1830.
C’est suite à une chute dans les escaliers des Tuileries (après une visite à Louis-Philippe 1er ) qu’il décéda en mars 1844. Il est d’abord inhumé dans la 35e division du père Lachaise, à Paris, auprès de son épouse. Bien que né à Besançon, il était originaire de Nozeroy. C’est donc dans cette ville que sa dépouille est ensuite transférée. Son fils aîné Charles Pierre Victor Pajol (1812-1896), général et sculpteur, est l’auteur de son mausolée, et notamment de la statue le représentant gisant en uniforme, en 1878.
(sources Le Progrès 2015)
En 1421 Jean III de Chalon-Arlay fonde un chapitre de chanoines et fait transformer un an plus tard l'ancienne chapelle de l'hôpital datant du 13e, qui dépendait du prieuré de Mièges, en collégiale (vestige dans le bas-côté gauche). La collégiale, massive, construite sur les remparts, faisait partie du système défensif.
C'est un long vaisseau gothique avec collatéraux sans transept. Remarquez les culots de voûtes richement sculptés.
Le clocher-flèche pyramidal sera détruit en 1815 par un incendie. Deux ans plus tard il s'effondrera. La façade et le porche sont reconstruits en 1830, mais pas la flèche du clocher.
Au nord, à gauche du chœur, la chapelle des "bâtards de Chalon" est consacrée aux reliques de la bienheureuse Louise de Savoie.
Le long chœur avec abside à 3 pans typique du gothique comtois est équipé de stalles du 15e siècle. La chaire en bois sculpté et une Vierge à l'Enfant en pierre polychrome datent aussi du 15e. Particularité : les devants d'autel en soie brodée de paille du 17e siècle (PP). Et divers tableaux classés datant probablement du 16e siècle.
(sources petit patrimoine.com)
Le château de Nozeroy ou palais de Nozeroy est un ancien luxueux palais en ruine du XVe siècle, surnommé à l'époque la « perle du Jura », construit sur un château fort du XIIIe siécle.
Les ruines sont inscrites aux monuments historiques depuis le 15 juillet 1927.
Ce 21 juillet 2018
Plus qu’une animation médiévale, « L’Assaut des remparts » se révèle être une formidable machine à remonter le temps qui opère dès que l’on franchit les deux entrées antiques de la ville que sont la « porte Nods » et la « tour de l’Horloge ». Au détour de chaque rue et ruelle, sur les places et les allées de la cité, on rencontre des chevaliers en armures, des troubadours et autres jongleurs, sans oublier la musique, les chevaliers et princesses de Nozeroy parés de leurs plus beaux habits d’apparat et les habitants en costumes d’époque.
Un des premiers temps forts de cette journée d’un autre temps c’est le banquet médiéval, autour d’une grande table dressée dans la rue principale, les caves et chapiteaux montés sur la place des Annonciades. Plus de 1 000 convives festoyent et ripaillent autour d’un repas digne de Pantagruel, servi par des gens en costumes d’époque munis de charrettes et de tonneaux pour distribuer bonne pitance et gouleyantes boissons… Troubadours, jongleurs et autres saltimbanques, se relaient autour des tables pour assurer l’animation et l’ambiance médiévale.
À grand renfort de musique et de tambours, les princes de Chalon refont leur entrée dans Nozeroy sur leurs chevaux avec leur suite, leurs gens d’armes, leurs serviteurs et bien sûr tous leurs sujets qu’ils soient paysans, bûcherons ou encore tailleur de pierre…. Des centaines de figurants en costumes d’époques défilent ainsi pour faire revivre tout le faste et la prospérité de la cité et du val de Mièges au Moyen-Âge.
(sources le Progrès 2018)
Désolée d'avoir été si bavarde mais je voulais vous faire partager un peu du patrimoine francomtois
Merci pour votre patience !
A bientôt
LE FOIN COUPE...
Bonjour,
Depuis quelques jours, j'ai ce magnifique paysage sous les yeux !
Et l'odeur qui va avec...
Que j'aime ma campagne pendant la saison des moissons, le ballet des tracteurs dans les champs qui commence au lever du soleil
pour se terminer parfois au crépuscule !
Comme les gerbes de blé ramassées des moissons,
Comme cette enfance bercée par de douces chansons,
Reviens et monte en moi l'odeur du foin coupé...
Quand très tard dans la nuit on rentrait dans le noir
Fatigués et fourbus d'avoir longtemps dansé
On s'enlaçait heureux de vivre nos plus beaux soirs
Dont l'air chaud s'embaumait d'odeur de foin coupé !
Les étoiles scintillaient, hautes, dans la voie lactée ;
La rivière chantait l'harmonie de l'été ;
La rosée fleurait bon l'odeur du foin coupé...
C'est dans les souvenirs lointains de ces étés,
Des promenades du soir tous les deux enlacés
Que monte en moi la bonne odeur du foin coupé...